Marcoville

Marcoville, sculpteur, scenographe, eglise de Tour, travail du verre, sculpture en verre, artiste français, Marc Coville

Marcoville né à Boulogne-Billancourt en 1939, il travaille d'abord en tant que dessinateur. Puis se met à son compte, créant des décors et des éléments scénographiques pour le monde du spectacle, notamment dans les studios des Buttes-Chaumont. Vers la fin des années 70, Marcoville abandonne son activité professionnelle pour se vouer pleinement à la création artistique. Le bois sera son premier champ d’investigation : sculptures taillées dans la masse à la tronçonneuse, mais aussi exercices de virtuosité, avec des meubles trompe-l’œil, véritables chefs-d’œuvre d’ébénisterie illusionniste. 

Quand il choisit son médium, Marcoville a besoin de l’explorer jusqu’au bout. Dès qu’il maîtrise son sujet, il s’en détourne car le confort du savoir-faire l’ennuie. Il lui faut alors imaginer un autre projet, encore un peu plus fou que le précédent.

Le défi permanent est le moteur de son art.

Ayant abandonné le bois, l’artiste se confronte aux matières les plus diverses avec une prédilection marquée pour les matériaux de récupération. Matériaux pauvres qu’il assemble, triture, accumule et transfigure en profondeur, grâce à des techniques parfois complexes et, surtout, de sa propre invention.

En 1980, l’artiste s’est alors penché sur le verre. Il n’en est pas devenu verrier pour autant. Le verre est ici « objet trouvé » comme un autre. Une matière que Marcoville – fidèle a lui-même – empoigne sans états d’âme et surtout sans le moindre désir de sacralisation.

 

Marcoville a investi et métamorphosé tour à tour plusieurs musées : le Musée Poussin en 1984, le Musée National de la céramique de Sèvres en 2000, le Musée de Rouen en 2002, le Musée de Berck sur Mer en 2004, le Musée Ariana de Genève en 2007, le Musée Crozatier au Puy en Velay en 2005, le Palais des Congrès Opéra de Vichy 2009, le Musée de Saint-Cloud 2010, le Centre Culturel d’Anthony en 2010, le musée Glasmuseet à Ebeltoft au Danemark en 2011, la Marie de Sceaux en 2013, le Château de Vascueil en 2015 et le Musée de la Cohue à Vannes en 2016 et exposé au Japon, Etats Unis, Hollande, Luxembourg, la Chine et dernièrement habité de façon spectaculaire l’église Saint Julien de Tours.

Vidéo de l'installation en l'église de Saint Julien de Tour en 2019

Dans la presse, Univers Des Arts (2021)

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Interview de Marcoville pour le journal Univers Des Arts par Thibaud Josset (Mars 2021)
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